Une programmation de haut vol pour la 7e édition

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Se frayant un chemin à travers les machettes et mitraillettes, les banquises, les bancs d’école et les pots de colle, l’amour possible et impossible sera au cœur du festival Vues dans la tête de…, qui battra sa chamade au centre-ville de Rivière-du-Loup du 7 au
10 février prochain.

À la tête de la septième édition, le cinéaste de renommée mondiale Kim Nguyen a ficelé une programmation dense, drapée de poésie et cousue de drames à la portée universelle. Finaliste aux Oscars en 2013 et abonné depuis aux festivals les plus prestigieux, l’auteur-cinéaste a rempli sa carte blanche d’œuvres québécoises qui ont toutes en commun d’avoir rayonné sur la planète au cours des derniers mois.

Tout en se préparant pour la sortie de sa septième fiction dans plus de 25 pays, le réalisateur de The Hummingbird Project honorera le public de sa présence rare, par amour fou de son médium. Pendant ce long week-end, le parrain participera à des projections, des discussions et des formations, avec des collègues invités, dans le noir des salles du Cinéma Princesse et de la Maison de la culture, éclairées par la seule lumière du feu de ces passionnés.

Des as sur la carte blanche

En ouverture du festival, Kim Nguyen assistera à une rétrospective de son œuvre, avec le drame Rebelle, un coup de maître qui l’a mené jusqu’aux Oscars, et Un ours et deux amants, une romance arctique sélectionnée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2016.

Le vendredi soir, le film Chien de garde, de la réalisatrice Sophie Dupuis, attaquera le grand écran, en présence du comédien Jean-Simon Leduc. Cette histoire puissante d’une famille sur la corde raide a notamment été choisie pour représenter le Canada dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Ayant quant à lui réussi l’exploit de se glisser parmi les finalistes du meilleur court métrage à la même cérémonie, qui se tiendra à Los Angeles le 24 février, Marguerite, de Marianne Farley, réchauffera le projecteur avec les tendres confidences échangées par Béatrice Picard et Sandrine Bisson.

Rompant avec la tradition du festival de ne programmer que des films québécois, Kim Nguyen partagera le samedi après-midi son coup de cœur de la dernière année, toutes langues et catégories confondues, le drame romantique Guerre froide. En lice pour trois Oscars, la fresque en noir et blanc du Polonais Pawel Pawlikowski s’est retrouvée dans tous les palmarès de l’année 2018 grâce à sa mise en scène somptueuse.

Un mois avant sa sortie officielle, le cinéaste Philippe Lesage présentera en avant-première le samedi soir sa nouvelle fiction autobiographique, Genèse. S’étant déjà attirée de nombreuses ovations sur la rampe internationale, notamment au Festival de Locarno et au Festival du nouveau cinéma de Montréal, cette histoire d’amours adolescentes est soulevée par le talent des jeunes comédiens Théodore Pellerin et Noée Abita. Tourné dans un studio à Pohénégamook, le court métrage Toutes les poupées ne pleurent pas, gagnant de l’Iris du meilleur film d’animation l’an dernier, sera projeté pour la première fois sur un grand écran dans la région, en présence de son réalisateur Frédérick Tremblay, diplômé du Cégep de Rivière-du-Loup.

Deuxième long métrage acclamé de la Pistoloise Renée Beaulieu, Les salopes ou le sucre naturel de la peau sera en réserve pour la clôture du festival le dimanche après-midi. Prêtant corps et âme à cette bobine sulfureuse, qui explore la sexualité féminine, la comédienne Brigitte Poupart répondra aux questions du public, en compagnie du concepteur sonore Benoit Dame. Juste avant, la grande toile accueillera le court métrage Drame de fin de soirée, écrit et réalisé par Patrice Laliberté, qui s’est depuis fait confier le tournage du premier film québécois original produit par le géant Netflix.


Des formations pour petits et grands

Ancrées dans la mission éducative du festival, des formations seront encore offertes aux cinéphiles qui veulent élever d’un cran leur savoir sur le septième art.

Dans la classe de maître Genèse d’une œuvre, le réalisateur Philippe Lesage se confiera sur le parcours qui l’a conduit jusqu’à son deuxième long métrage de fiction. Sous le titre L’art discret du son, le concepteur sonore Benoit Dame, qui crée des environnements pour le cinéma depuis plus de 25 ans, brisera quant à lui le silence sur son métier méconnu. Le dimanche matin, au cours d’une table ronde intitulée Ici et/ou ailleurs, tous les invités se retrouveront autour d’un café pour échanger sur la dualité qui persiste entre le succès que connaissent les films québécois à l’extérieur du pays et le peu de considérations qu’ils reçoivent à domicile.  

Dans une grande entrevue devant public, Kim Nguyen se confiera sur ses ambitions et ses inspirations le samedi après-midi. La rencontre, à l’instar de toutes les discussions après les projections, sera menée par l’un des fondateurs du festival, l’irremplaçable André Gobeil.

Le volet scolaire prend de l’ampleur cette année avec l’ajout d’un atelier destiné aux écoliers du primaire. Une classe de 6e année de l’École internationale Saint-François-Xavier aura ainsi la chance de participer en studio à la production d’un court métrage avec des effets spéciaux. À sa suggestion, Kim Nguyen supervisera, de son côté, un groupe d’élèves en arts de la scène de l’École secondaire de Rivière-du-Loup dans la rédaction de scénarios de fiction.

Grâce à la collaboration de l’Association des concessionnaires d’automobiles et de camions de Rivière-du-Loup, les familles pourront de nouveau assister à une projection gratuite, le dimanche matin. Kim Nguyen a ainsi choisi de programmer le film d’animation français Ma vie de courgette, maintes fois récompensé sur le circuit des palmes et trophées.

Pour la quatrième édition du populaire volet Ville et villages en images, porté par la MRC de Rivière-du-Loup, les citoyens pourront visionner en primeur, le samedi matin, les quatre courts métrages tournés dans le froid mordant de janvier à Rivière-du-Loup et L’Isle-Verte, sur le thème « Mon village, c’est l’hiver ».


Macarons en vente

Offerts en quantité limitée au coût de 35 $, les macarons officiels donnant accès à toutes les activités du festival sont en vente au Cinéma Princesse, à la Coopsco du Cégep de Rivière-du-Loup, ainsi que sur la billetterie en ligne, au www.vuesrdl.com. Il est important de noter que, pour s’assurer d’une place, les détenteurs de macarons devront se présenter au moins 15 minutes avant le début des projections.

Le festival Vues dans la tête de… existe grâce au soutien financier de la Ville de Rivière-du-Loup, de la MRC de Rivière-du-Loup, de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), de la Fabrique culturelle de Télé-Québec, de l’École des métiers du cinéma et de la vidéo (ÉMCV) et du Cinéma Princesse.

Pour tous les détails sur la programmation, les festivaliers peuvent visiter le www.vuesrdl.com et s’abonner à la page Facebook et au compte Instagram du festival.

 

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