Une tête qui en vaut 2000 !

Crédit_NicolasCaraglio

Rivière-du-Loup, le 12 février 2019 – Grâce à deux avant-premières de film, un parrain qui fraie avec le marché américain, des invités au bagage impressionnant, un premier « off festival » réussi et de belles surprises sorties de son chapeau, le festival Vues dans la tête de… a connu une affluence record lors de sa septième édition qui se tenait ce week-end. De jeudi à dimanche, plus de 2300 entrées ont été compilées pour les activités de sa programmation, dont le cœur battait au Cinéma Princesse.

Affichant un parti pris pour des récits dramatiques à la portée universelle, le réalisateur Kim Nguyen est parvenu, avec sa carte blanche, à rassembler un public exigeant et assidu. En bon parrain, le cinéaste est arrivé à la fête avec un cadeau. Il a de fait conquis les cinéphiles en sortant de ses valises son nouveau film The Hummingbird Project, pour une projection surprise le samedi après-midi. Cette première québécoise de la production mettant en vedette Jesse Eisenberg, Alexander Skarsgard et Salma Hayek, plus d’un mois avant sa sortie nord-américaine, s’est instantanément gravée sur la pellicule de l’histoire du festival.

« Je suis vraiment content d’avoir passé du temps ici avec vous et d’avoir découvert votre ville. J’ai vu de très bons films, notamment lors de la soirée de courts métrages, où la sélection était relevée », a mentionné la tête d’affiche à la cérémonie de clôture.

Les projections de Chien de garde, Genèse et Les salopes ou le sucre naturel de la peau ont toutes fait courir les cinéphiles à l’abri du verglas et du froid. L’acteur Paul Ahmarani, qui s’est ajouté à la toute dernière minute à la distribution du festival, a figuré comme le fil conducteur de cette édition, apparaissant dans tous les longs métrages québécois programmés, en plus d’avoir tourné dans la toute première œuvre de Kim Nguyen. Le comédien, qui a dévoilé ses racines cacounoises, s’est livré avec authenticité à des échanges avec le public, à l’instar des autres invités Brigitte Poupart, Philippe Lesage, Frédérick Tremblay et Benoit Dame.

Cette édition revêtait en outre une étoffe régionale, avec la projection du deuxième film de la Pistoloise Renée Beaulieu en clôture du festival et, pour la première fois sur un grand écran du coin, du court métrage Toutes les poupées ne pleurent pas, réalisé dans un studio de Pohénégamook par un diplômé du Cégep de Rivière-du-Loup, Frédérick Tremblay.

Classes de maître et maître en classe

Pour les cinévores les plus férus, les classes de maître offertes par le réalisateur Philippe Lesage et le concepteur sonore Benoit Dame se sont révélées fort nourrissantes. Portant sur la dualité entre le succès des films québécois à l’étranger et leur faible visibilité à la maison, la table ronde aura permis aux invités de proposer leurs solutions pour améliorer la diffusion du cinéma d’auteur au Québec.

L’atelier de scénarisation tenu à l’École secondaire de Rivière-du-Loup jeudi après-midi s’est aussi inscrit parmi les moments plus grands que nature de cette édition. Une vingtaine d’élèves ont alors eu le privilège de recevoir des conseils personnalisés de Kim Nguyen, qui avait pris le temps de lire toutes leurs histoires.

Un atelier pour les élèves du primaire s’est également ajouté à l’offre du festival cette année. Pendant une journée, des écoliers de l’École internationale Saint-François-Xavier ont découvert l’envers des caméras en tournant un film en studio. Leurs courtes productions ont été projetées sur grand écran à l’occasion de la représentation gratuite pour les familles, dimanche matin. Le film d’animation Ma vie de courgette a d’ailleurs permis d’enregistrer un nouveau record d’assistance pour cette activité.

À l’honneur et à l’envers

La projection du volet local « Ville et villages en images », au cours duquel des citoyens réalisent leurs propres films dans leur milieu de vie, aura aussi connu sa meilleure affluence en quatre ans. Avec un traitement rétro inspiré par Lance et compte et The Migthy Ducks, un documentaire sur la ligue de hockey communautaire de Rivière-du-Loup, piloté par l’équipe de Geneviève Dunn, a reçu le prix Pop-corn remis par le Cinéma Princesse au nom du public.

Quant au concours de courts métrages, sa cinquième édition a été remportée par le film Lunar-Orbit Rendezvous. La réalisatrice Mélanie Charbonneau a ainsi réussi un rare doublé en obtenant à la fois la faveur du jury et du public et en mettant la main sur des bourses totalisant 750 $, offertes par Sparages, Opto-Réseau Lemieux-Vaillancourt et la Caisse populaire Desjardins de Rivière-du-Loup.

Le concours provincial s’inscrivait cette année dans la première édition du volet « La tête à l’envers », qui a attiré plus de 200 personnes. Présenté en collaboration avec Sparages, ce « off festival », qui a convaincu le public de veiller tard et de flirter avec d’autres formes d’art, est sans aucun doute appelé à prendre de l’ampleur dans les prochaines années.

Le festival Vues dans la tête de… remercie ses fidèles partenaires, soit la Ville de Rivière-du-Loup, la MRC de Rivière-du-Loup, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), la Fabrique culturelle de Télé-Québec, l’École des métiers du cinéma et de la vidéo (ÉMCV) du Cégep de Rivière-du-Loup et le Cinéma Princesse. Il tient également à souligner la collaboration précieuse de Tourisme Rivière-du-Loup, de l’Association des concessionnaires d’automobiles et de camions de Rivière-du-Loup, du Parc éolien communautaire Viger-Denonville et de Sparages.

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