Compétition Court Toujours 2026

Depuis la première édition, le festival Vues dans la tête de … se déroule sur le même principe : confier une carte blanche à une «tête», un ou une cinéaste québecois·e, qui nous concocte une programmation. Le temps d’une fin de semaine chaleureuse et conviviale en plein cœur de l’hiver, les festivaliers découvrent non seulement des films de notre invité·e, mais aussi ses coups de cœur et sa famille et amis de cinéma.

Projections suivies de discussions, classes de maîtres, ateliers, compétition de courts-métrages, volet de création locale et participative, rencontres professionnelles… sont au menu de ce festival singulier et sympathique.

Cette année, les films en compétition sont séparées en deux projections, une le vendredi soir 19h30 et l’autre le samedi 15h30, mais tous les films font partie du même concours.

Deux prix sont en jeu cette année: le prix du jury (1000$ en argent offert par l’Auberge internationale de Rivière-du-Loup, une location de salle au Cinéma Moderne pour la diffusion du court métrage), et le prix du jury étudiant (10 000$ en services chez Paraloeil).

Le concours Court Toujours est une présentation de l’Auberge internationale de Rivière-du-Loup, et les prix aux cinéastes sont offerts par Post-Moderne, Paraloeil, la Coop SLA et Cinéground.

Programme du vendredi soir 19h30

Después del silencio
(Matilde-Luna Perotti – 14 min)

Si la force d’un agresseur réside dans le silence de sa victime, la prise de parole est de cette dernière une arme indispensable pour qu’elle parvienne à s’en défaire. Après le silence commence alors la libération.

Les ailes
(William Pagé – 18 min)

Après s’être fait révoquer son permis de vol, un aviateur doit faire le deuil de son avion.

Le Punk de Natashquan
(Nicolas Lachapelle – 20 min)

40 ans après la disparition soudaine et mystérieuse d’un personnage énigmatique surnommé «Le Punk de Natashquan», une petite communauté québécoise isolée se remémore son passage foudroyant.

L’avant-dernière fois que j’ai fait caca dans mes culottes
(Sébastien Landry – 2 min)

Une journée ensoleillée à manger des burgers et se baigner semblait parfaite pour le jeune Seb… jusqu’à ce qu’un terrible mal de ventre vienne tout chambouler.

Lethal Ethel
(Elayna Einish – 9 min)

Mêlant horreur et humour, Lethal Ethel est un docu-fiction qui suit une vampire de la nation Naskapie prête à tout, même à tuer, pour défendre sa terre et sa culture.

Fantas
(Halima Elkhatabi – 12 min)

Tania décide d’aller présenter son cheval, Fantas, aux amis de son quartier HLM. Dans ce petit conte urbain, deux mondes qui ne s’étaient encore jamais rencontrés vont entrer en collision par une intervention inattendue.

Beau temps, mauvais temps
(Florence Lafond – 14 min)

Lorsque Renée, 83 ans, se casse la cheville, sa petite-fille Florence devient sa proche-aidante : une épreuve qui les rapproche plus que jamais, mais qui les confronte inévitablement à la fragilité du temps qu’il leur reste.

Programme du samedi 15h30

Rituels sous un ciel écarlate
(Dominique Chila, Samer Najari – 15 min)

Quelques explosions résonnent au loin, rien d’alarmant. Le temps s’arrête, permettant à trois silhouettes de trouver refuge dans leurs songes lumineux. Le soleil se couchera bientôt, les emportant avec lui. Rituels sous un ciel écarlate fait le récit d’un quotidien où l’espoir survit malgré la tragédie qui tente de l’engouffrer.

Little Moments
(Max Vannienschoot – 3 min)

Dans un Montréal onirique, deux pages de journal se cherchent, s’aiment, puis se perdent. En écho, une présence solitaire occupe un appartement. Entre envol et absence, ‘Little Moments’ est une méditation visuelle sur les liens tissés et la mémoire des moments perdus.

Mes murs-mémoire
(Axel Robin – 13 min)

Rose G. Lévesque, poète et peintre bientôt nonagénaire, a peint les paysages de sa vie sur les murs de sa maison pour en faire un musée.

Paroles en l’air
(Roger Gariépy – 5 min)

Faits alternatifs, demi-vérités ou faux-semblants, le mensonge se répand sur le monde, mystérieusement porté par l’ignorance des uns ou la crédulité des autres. Sait-on seulement s’il est possible qu’un jour éclate la vérité?

Orbites
(Sarah Seené – 22 min)

À travers une constellation d’images analogiques texturées et de nappes sonores caressantes, Orbites incarne une plongée dans la mémoire sensorielle de Marie-Christine qui a perdu la vue il y a quelques années.

La jeune fille qui pleurait des perles
(Chris Lavis & Maciek Szczerbowski – 17 min)

À Montréal, à l’aube du 20e siècle, un garçon miséreux tombe amoureux d’une jeune fille dont les pleurs se transforment en perles. Il les revend à un prêteur sur gages impitoyable et avide d’en obtenir davantage. Tenté d’emprunter le chemin de la cupidité, le garçon doit choisir entre l’amour et la fortune, au risque d’y laisser son âme.

En nomination pour l’Oscar du meilleur court métrage d’animation. 

Réalisateurs et réalisatrices des courts métrages

Dominique Chila et Samer Najari
Réalisateur et réalisatrice de Rituels sous un ciel écarlate

Samer Najari et Dominique Chila collaborent depuis près de deux décennies. En 2001, ils ont été sélectionnés pour une résidence au Fresnoy, Studio national des arts contemporains en France, au cours de laquelle ils ont créé plusieurs œuvres multidisciplinaires. En 2013, le couple a co-réalisé le long métrage ARWAD, sélectionné, entre autres, pour les prestigieux Hivos Tiger Awards du Festival international du film de Rotterdam (2014). Chila et Najari sont actuellement en postproduction pour un court métrage, RITUELS SOUS UN CIEL ÉCARLATE, et tourneront UN GOÛT AMER D’ÉTERNITÉ, leur deuxième long métrage, au cours de l’été 2024.

Elayna Einish
Réalisatrice de Lethal Ethel

Elayna a vécu la majeure partie de sa vie à Kawawachikamach. La rupture des normes sociales fait partie de ses intérêts, tout comme la culture de l’horreur exprimée à travers les livres, les films et la mode. Lethal ethel est son premier film.

Halima Elkhatabi
Réalisatrice de Fantas

Halima Elkhatabi est formée à l’Institut national de l’image et du son de Montréal, où elle y reçoit la Bourse d’excellence. Elle signe plusieurs documentaires et courts métrages de fiction qui reçoivent diverses distinctions :  Coup de cœur de Cannes court métrage et sélection aux Canada’s Top Ten du TIFF pour Nina ; bourse des « Pionniers du cinéma de Ciné-Québec », Prix du meilleur court métrage de fiction au Festival international de cinéma jeunesse de Rimouski et Prix du meilleur court métrage québécois au Festival Fantasia pour La barricade (scénariste) ; Mention spéciale du jury des Rendez-vous du cinéma québécois pour le documentaire La tête contre le mur. Elle a également été finaliste du concours « Cours écrire ton court » de la SODEC, co-réalisatrice du film À St-Henri le 26 août et co-scénariste de la série jeunesse Dounia, Le grand pays blanc. Elle produit certains de ses projets au sein des Films de l’Autre et réalise depuis quelques années des documentaires sonores (La route du bled, Chloé et Abdi). En 2024, elle réalise le court métrage Fantas (Films de l’Autre), le documentaire Cohabiter (ONF), ainsi que le documentaire sonore L’esquive du secteur (Arte).

Roger Gariépy
Réalisateur de Paroles en l’air

Diplômé de l’école cantonale d’art de Lausanne (ECAL), Roger Gariépy a marqué son empreinte dans le monde de la publicité. Sa carrière l’a conduit de l’agence publicitaire Bos, dont il était associé, à Tokyo au sein d’un comité de direction de création du groupe Dentsu. Intronisé au temple de la renommée de l’A2C, (l’Association des agences créatives du Québec) il est à l’origine de campagnes publicitaires mémorables et a laissé une empreinte indélébile sur l’industrie. Après la vente de son entreprise au groupe Dentsu, Roger Gariépy s’est consacré à la réalisation de courts métrages. Parallèlement, il est à l’origine et occupe le poste de directeur artistique du festival de courts métrages « Court sur Place », qui propose chaque année une rétrospective de films du Québec, du Canada et du monde entier. Cet événement se tient à La Petite Place des Arts de Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie.

Nicolas Lachapelle
Réalisateur de Le Punk de Natashquan

Nicolas Lachapelle est journaliste, cinéaste et documentariste sonore. Ses oeuvres, qui explorent la relation au territoire à travers les thèmes de l’exil, de l’enracinement et de la mémoire, ont été présentées dans de nombreux festivals au Canada et à l’international. En 2022, Nicolas a reçu le prix de la meilleure première œuvre documentaire aux RVCQ. Récemment, il a été nommé aux prix du meilleur court-métrage documentaire au Gala Québec Cinéma et aux Prix Écrans Canadiens.

Florence Lafond
Réalisatrice de Beau temps, mauvais temps

Florence Lafond est scénariste et réalisatrice, diplômée en cinéma à l’UQÀM. Elle a réalisé plusieurs courts-métrages et co-scénarisé la série Je voudrais qu’on m’efface, saluée au festival Cannes séries. Forte de son expérience dans le milieu communautaire, Florence s’intéresse à un cinéma social teinté d’humour et de réalisme magique. Elle développe actuellement son premier long-métrage.

Sébastien Landry
Réalisatrice de L’avant-dernière fois que j’ai fait caca dans mes culottes

Sébastien Landry développe, scénarise et réalise des projets numériques et de fiction depuis 2009. Ses études en jeux vidéos et en cinéma lui ont permis d’amalgamer les médiums et d’approfondir une démarche artistique bien à lui. Sa démarche comme créateur s’est concrétisée notamment avec la comédie musicale Polyvalente (Tou.tv), la série d’horreur LA CHIENNE (TV5), plus d’une vingtaine de vidéoclips, des courts métrages et plusieurs projets novateurs liés à l’univers du jeu vidéo. Son dernier long-métrage, Game Of Death (Shutter), s’est d’ailleurs illustré dans plus de 40 festivals à travers le monde. C’est à travers ses diverses créations que Sébastien s’est forgé une identité artistique haute en couleur en plus de voir plusieurs de ses œuvres être primées à l’international.

Chris Lavis & Maciek Szczerbowski
Réalisateurs de La jeune fille qui pleurait des perles 

Scénaristes, réalisateurs et animateurs primés, Chris Lavis et Maciek Szczerbowski (Clyde Henry Productions) voient leur premier film, Madame Tutli-Putli (ONF), mis en nomination en 2007 pour l’Oscar du meilleur court métrage d’animation.

Les deux animateurs adaptent ensuite le récit de Maurice Sendak Higglety Pigglety Pop ! (ONF, Warner Brothers) et dirigent Meryl Streep, qui prête sa voix au film. En 2016, le tandem est sélectionné dans la catégorie Meilleure direction artistique aux prix Écrans canadiens pour le travail accompli dans le long métrage de Guy Maddin La chambre interdite. En 2017, la Cinémathèque québécoise, à Montréal, et le Festival international du film d’animation d’Annecy, en France, présentent des rétrospectives soulignant les 20 ans de création artistique de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski. Puis, en 2019, les cinéastes réalisent Gymnasia (Felix & Paul, ONF), une œuvre unique qui mêle savamment la réalité virtuelle et l’animation image par image. Présentée en première au Festival du film de Tribeca, la production remporte par la suite de nombreux prix, dont un prix Écrans canadiens dans la catégorie Meilleure expérience immersive.

William Pagé
Réalisateur de Les ailes

William Pagé est un jeune scénariste, réalisateur et producteur ayant tout récemment gradué de Concordia. La recherche cinématographique de ce dernier se caractérise par une volonté d’explorer le territoire québécois autant que le langage cinématographique. En 2023, il présente son premier court-métrage Au bout du monde récipiendaire du prix Philippe Belley au Festival REGARD.

Matilde-Luna Perotti
Réalisatrice de Después del silencio

Matilde-Luna Perotti, réalisatrice issue d’une famille colombienne et italienne, a grandi entre la France et l’Italie, nourrissant dès l’enfance une sensibilité multiculturelle qui façonne son approche du cinéma. Très tôt, elle développe une passion pour le septième art, guidée par un engagement profond envers les causes féministes. Ses voyages en Amérique latine ont intensifié son intérêt pour les mouvements féministes locaux, devenus une source d’inspiration majeure. À travers son premier film et ses projets futurs, elle cherche à briser les tabous autour de la violence quotidienne subie par les femmes en Amérique latine, tout en mettant en lumière leur force et leur résilience.

Axel Robin
Réalisateur·rice de Mes murs-mémoire

Axel Robin est un·e jeune cinéaste à la recherche d’un équilibre entre le sincère et l’absurde, ainsi qu’entre l’organique et l’artificiel, expérimentant tant à travers des films de fiction que de danse et documentaire.

Sarah Seené
Réalisatrice de Orbites

Sarah Seené est une photographe et cinéaste basée à Montréal (Qc, Canada) qui explore l’image analogique. Sa pratique artistique fait corps avec ses réflexions féministes et antivalidistes. À travers une imagerie sensible et poétique, son travail questionne la représentation de la douleur chronique, de la santé mentale et des personnes en situation de handicap. Ses courts métrages documentaires ont été projetés dans de nombreux festivals de cinéma, notamment au Ann Arbor Film Festival (Ann Arbor, États-Unis), au Sheffield Doc Fest (Sheffield, Angleterre), aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal – RIDM (Montréal, Québec) ou encore au festival DOXA (Vancouver, Canada). Son film Orbites a remporté le Grand Prix Canadien et le Prix de la Critique Internationale FIPRESCI au festival REGARD (Saguenay, Québec).

Max Vannienschoot
Réalisateur et réalisatrice de Little Moments

Originaire de Belgique, Max Vannienschoot sort diplômé de Supinfocom en réalisation numérique en 2007. Après 9 années passées à travailler pour divers studios d’animation, il s’engage dans une nouvelle étape de sa carrière avec l’écriture d’un premier court métrage Oskar.

Ses expériences personnelles sont à la base de son processus créatif et l’amènent à s’intéresser à divers aspects de la nature humaine. Il se passionne pour plusieurs disciplines comme la photographie argentique, la peinture et le dessin, mais c’est avec le cinéma d’animation qu’il trouve le médium idéal à l’expression de sa pensée.

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