INVITÉS

La carte blanche, ce n’est pas seulement des films, mais également des invités, qui prolongent les films en rencontrant le public pour échanger.

Mais d’abord, faisons connaissance avec notre « tête », Jeanne Leblanc!

Jeanne Leblanc, réalisatrice (design graphique Isabelle Ouellet)

La réalisatrice du sensible Isla blanca (2017), de l’intriguant et troublant Les nôtres (2020) s’était déjà fait remarquer par ses courts métrages qui ont fait le tour de festivals du monde entier.

Son œuvre trace le sillon d’un cinéma sensible mais jamais mièvre, habité par des tensions psychologiques dignes d’un thriller, d’où jaillissent les fulgurances poétiques. 

Loin des sentiments consensuels, Jeanne Leblanc n’aime rien de moins que de se confronter aux questions troublantes pour exposer les non-dits et révéler les faux-semblants.

Film après film, des courts aux longs métrages, la cinéaste explore les drames de l’intime, la complexité des relations humaines, en particulier les relations familiales et ce qui fait la grandeur et la petitesse de l’être humain, pour interroger sans cesse ces parts d’ombres et de lumière aussi. 

Jeanne Leblanc a fait ses études en cinéma à l’Université du Québec à Montréal. 

Lavapiès, court métrage inspiré d’un quartier madrilène bien connu, est le fruit d’une résidence à artistique à Madrid, obtenue grâce à une bourse au sortir de l’université.

À son retour au Québec, elle se lance dans la création cinématographique et réalise de nombreux courts. Quand elle n’est pas en tournage ou en train de scénariser ses prochains projets, Jeanne travaille également comme assistante à la réalisation ainsi que comme chargée de cours en cinéma à l’Université du Québec à Montréal. 

Avec les nôtres, Jeanne Leblanc confirme ce regard d’auteur si particulier et s’inscrit durablement dans le paysage cinématographique québécois.

Charlotte Aubin

Révélée en 2006, à 14 ans, grâce à sa prestation dans l’adaptation québécoise du film Roméo et Juliette, Charlotte Aubin a, depuis, emprunté un chemin des plus personnalisés et réfléchis.

Après avoir été connue du public télévisuel québécois avec un rôle récurrent dans la série Providence, elle s’est lancée dans une formation de quatre ans à l’École nationale de théâtre afin de perfectionner sa culture et son jeu d’actrice, interrompant ainsi sa carrière pour un court moment. C’est lors de cette formation qu’elle a renforcé son intérêt et son amour pour l’écriture, la poésie, le théâtre et le cinéma.

Alors qu’elle n’avait que trois jours de tournage de prévu pour Mad Dog Labine, Charlotte est restée un mois dans le Pontiac, pour encadrer les deux jeunes actrices non professionnelles, s’investissant dans le projet bien au-delà de ce qui était prévu initialement.

Edith Bélanger

Edith Bélanger est membre de la Première Nation Wolastoqiyik (Malécite) Wahsipekuk de Cacouna, Québec. Elle demeure présentement dans les Laurentides et travaille en tant que consultante au sein de l’équipe des revendications et négociations pour sa communauté en plus de piloter différents projets culturels tels que le développement d’outils de réappropriation de la langue Wolastoqey, qu’elle-même est en de se réapproprier. Autrice de livre portant sur l’histoire et la culture de sa communauté, elle est également chroniqueuse pour Radio-Canada où elle signe une chronique hebdomadaire sur la plateforme Espaces Autochtones. 

En plus d’être mère de quatre enfants, Edith est diplômée de philosophie de l’Université Laval et poursuit actuellement des études de deuxième cycle à l’ENAP en administration publique en contexte autochtone en plus de faire partie du programme de Fellowship de l’Institut de Leadership Wabanaki de l’Université du Maine. 

Ses différents intérêts et son parcours éclectique tendent à confirmer la rumeur à son sujet qui laisse entendre qu’Edith est Wolastoqewi par son père et sorcière par sa mère.

Geneviève Dulude-De Celles

En 2014, le premier court métrage de fiction de Geneviève Dulude-De Celles, La coupe, remporte le prix du Meilleur court métrage international au Festival de Sundance en plus d’une douzaine d’autres prix et de sélections dans plus de 80 festivals internationaux. L’année suivante, elle sort Bienvenue à F.L., un long métrage documentaire diffusé en grande première au TIFF et récipiendaire du prix du Meilleur espoir documentaire aux RIDM. Son tout premier long métrage de fiction, Une colonie, sort au Québec à l’hiver 2019 et remporte plusieurs prix en festival, dont celui de l’Ours de Cristal à la Berlinale et Meilleur film aux Prix Écrans canadiens.

Marianne Farley

Marianne Farley est une réalisatrice-scénariste, productrice et comédienne de Montréal. Avec une maîtrise parfaite de l’anglais, on l’a vu au cinéma comme à la télévision au Canada aussi bien qu’aux Etats-Unis et même en Finlande.

Pour Marianne, c’est d’abord le potentiel de simplicité et de profondeur d’un récit qui la captive. Sa grande expérience de comédienne motive voire influence chacune de ses décisions de réalisatrice. À chaque instant, ses personnages doivent pousser l’histoire versune indéniable authenticité. En novembre 2015, Marianne étudie l’écriture avec Dara Marks et Deb Norton (Engaging the Feminine Heroic). De cette expérience elle acquiert une perception nouvelle de l’écriture au féminin.

Véritable passionnée du 7ième art, Marianne a en plus à son actif quatre courts métrages à titre de productrice et un long métrage (LES NÔTRES de Jeanne Leblanc) qu’elle a co- produit avec Benoit Beaulieu et dans lequel elle incarne aussi un des premiers rôles. Depuis, Marianne et Benoit ont fondé la compagnie SLYKID & SKYKID et ils développent plusieurs projets de longs métrages dont LA FAUCHE (scénarisé par C amille Trudel) et ÀDEMI-SOUPIR (coscénarisé avec Claude Brie)

Dave Jenniss

Né d’un père autochtone et de la nation Wolastoqiyik Wahsipekuk et d’une mère Québécoise et, Dave Jenniss est directeur artistique des Productions Ondinnok de Montréal depuis 2017, Metteur en scène, auteur, scénariste et comédien.Depuis 2008, Jenniss se distingue comme auteur de théâtre avec ses textes Wulustek , Le tambour du temps, Mokatek et l’étoile disparue, Kthakomiq, Toqaq Mecimi Puwith /Delphine rêve toujours et Nmithaqs Sqotewamqol / La cendre de ses os. Jenniss est reconnu pour son écriture d’une touchante vérité et proche de son identité Wolastoqiyik. Il travaille présentement à l’écriture de son premier long métrage, Mekatek, et de son premier roman, intitulé L’homme-coureur.

Kim O’Bomsawin

Kim O’Bomsawin a complété une maîtrise en sociologie avant d’entreprendre sa carrière de cinéaste-documentariste. D’origine abénakise, elle a travaillé à de nombreuses productions pour différents diffuseurs. Faire découvrir l’univers des Premiers Peuples est ce qui motive sa démarche.

Elle a scénarisé et réalisé le long métrage documentaire Ce silence qui tue qui a remporté le « Donald Britain Award for Best Political and Social Documentary » (Canadian Screnning Awards, 2018). Pour Terre Innue, elle a réalisé et scénarisé le documentaire Du teweikan à l’électro, primé aux Gémeaux en 2018 et le long-métrage documentaire Je m’appelle humain en 2020. Depuis 2018, elle travaille également comme productrice au contenu et réalisatrice au développement du projet transmedia Laissez-nous raconter, dont l’objectif est de proposer une vision décolonisée de l’Histoire des 11 Premiers Peuples au Québec. 

Matthew Rankin

Matthew Rankin est né à Winnipeg. Ayant étudié en histoire du Québec à l’Université McGill (BA) et à l’Université Laval (MA), Matthew est le réalisateur d’une trentaine de films qui se caractérisent par le métissage des genres et une fascination avec l’Histoire. Son travail se trouve parmi les sélections officielles de Sundance, TIFF, SXSW, Annecy, le Berlinale et à la Semaine de la Critique à Cannes. Son plus récent film The Twentieth Century (2019) remporte le prix du Meilleur premier long-métrage canadien au TIFF 2019 et le Prix FIPRESCI au Berlinale 2020. Matthew travaille en anglais, en français et, de plus en plus, en Espéranto.